Nicely Made in China

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ELISABETH KOCH-CHAPELIÈRE / (Pékin-北京)

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Cette semaine c’est une chapelière que Nicely Made in China a décidé de mettre sous les feux de la rampe: Elisabeth Koch est chapelière. Hollandaise née aux Etats-Unis la jeune femme a parlé à NMiC de sa naissance son métier de chapelière.

Elisabeth, quand avez-vous démarré votre activité de chapelière?

J’ai commencé dès mon arrivée en Chine il y a 3 ans. J’arrivais de Bruxelles où je travaillais aux départements marketing de différentes banques. Dès que j’ai su que je quittais la capitale de l’Union Européenne j’ai décidé de changer de carrière. J’ai toujours adoré les chapeaux, dont j’ai une immense collection et je suis allé en Angleterre dans une école pour apprendre le métier, la Wombourne School of Millinery. J’y ai passé quelques mois et j’ai appris la technique pour faire des chapeaux.

Vous souvenez-vous du premier chapeau que vous avez fait?

Bien sûr! C’était à Londres en 1998 et j’étais invitée à un mariage. Je ne trouvais rien qui me plaisait et c’est comme ça que j’ai eu l’idée de me faire mon propre chapeau. Je l’ai fait avec des plumes, du carton, du vernis à ongles, des pinces et une agrafeuse. J’ai eu un grand succès!

Quel matériaux employez-vous pour vos créations?

Ils sont faits de plein de choses différentes! Mais on pourrait distinguer trois grandes catégories de matériaux -il y en a plus-: les tissus à base de feutre, tout ce qui est à base de sinamay -lien en anglais-  le sinamay est une fibre naturelle qui vient des Philippines -et enfin ce que j’appellerai les figures libres où j’emploi toutes sortes d’objets et de matériaux.

Où vous procurez-vous tous ces matériaux?

La majeure partie des produits que j’emploie vient de Hollade. La raison en est qu’en Chine les grossistes ne veulent pas me vendre les petites quantités dont j’ai besoin et aussi parce que je ne trouve pas les produits auxquels je suis habituée comme le grosgrain et le ruban Petersham. Le fait de ne pas trouver ce que je veux m’a forcée à devenir très créative avec ce que je trouve ici: différents types de grillages fins par exemple, du bois, des plastiques, toutes choses que j’utilise maintenant dans mes chapeaux. Quant à mes formes en bois, elles viennent d’Angleterre.

Quels types de chapeau préferez-vous faire et où trouvez-vous vos idées?

Les chapeaux que je préfère faire sont les « figures libres ». Ils sont à chaque fois différents et je peux mettre ce que je veux dessus: j’ai mis une tour Eiffel, un dinosaure, un homard, un paon, un dragon, etc…Les possibilités sont sans fins! Ma première source d’inspiration ces jours-ci sont bien sûr les rues de Pékin. Il se passe tellement de choses dehors que j’ai envie de tout mettre sur un chapeau.

Quelle type de clientèle avez-vous?

Beaucoup d’expatriées mais aussi de plus en plus de chinoises qui ont vu mes chapeaux dans la version chinoise de Harperùs Bazaar. Bizarrement j’ai beaucoup plus de clientes étrangères que de chinoises mais je fais autant de chapeaux pour les chinoise que pour les étrangères. Je me souviens d’une cliente chinoise qui m’a commandé 43 chapeaux.

Combien cela coûte-t-il de se faire faire un chapeau et combien de temps cela prend-il?

Les premiers prix sont à 1500 Rmb et jusqu’à 3500 Rmb (US$ 220-513 / € 177-416 / £ 147-342 / AU$ 250-587) selon les matériaux employés et le temps passé. Mais en général cela prend 3 jours.

A part venir vous voir pour se faire faire un couvre-chef, y-a-t-il des boutiques qui vendent vos chapeaux?

La liste des points de vente est sur mon site. Pour n’en citer que quelques uns à Pékin on trouve mes chapeaux chez Lu 12.28 et D-Sata tous les deux dans Nali Patio et aussi chez Eric Paris au Kerry Center. A Shanghai chez Mary Ching, à Londres chez John Lewis dans Oxford street et enfin à Amsterdam à la galerie Walls.

Central Park
Tower 13, Apt. 3607
No. 6 Chaoyangmenwai Dajie
Chaoyang District
Beijing 100020
China
北京市朝阳区朝阳门外大街6号新诚国际13座3607室 邮编:100020
mobile: +86 139 1043 1832

http://elisabethkoch.net
e-mail: contact@elisabethkoch.net

NMiC tient à remercier le photographe Stephen Lo pour nous avoir prêté ses images.

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EVERARD+WANG-CRÉATEURS DE BIJOUX / (Pékin-北京)

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Cette semaine Nicely Made in China rend visite à des créateurs de bijoux. Ariel Welby-Everard, un ex-assureur londonien et Wang Lei, une ex-danseuse originaire de Wuhan dans le Hubei font équipe dans leurs vies personnelles et professionelles et ont créé Everard+Wang. Dans une interview à deux voix ils détaillent leur parcours.

Pouvez-vous nous dire comment vous avez débuté dans la création de bijoux?

« Nous avons lancé Everard+ Wang en 2008 avec Wang Lei comme créatrice et moi-même comme directeur de la société. » explique Ariel Welby-Everard. Wang Lei continue: « J’ai reçu une formation de danseuse mais faire des bijoux a toujours été ma passion depuis aussi longtemps que je me souvienne. En 2003 j’ai ouvert une boutique près des lacs à Houhai où j’ai commencé à vendre ma production. C’était une des premières boutiques du quartier à l’époque. Je l’ai fermée en 2006. » Après la fermeture Wang Lei décide de prendre des cours de bijouterie pendant quelques mois et très rapidement met ses créations en vente dans la boutique du Vineyard, un restaurant près du temple des lamas. »

Wang Lei, comment travaillez-vous? Quel processus suivez-vous pour créer vos bijoux?

« Je me donne généralement une idée centrale, les saisons par exemple. Je joue avec cette idée. Je trouve l’inspiration en ramassant des objets dans les parcs comme les feuilles d’arbres mais aussi en découvrant différentes choses sur les marchés: des perles, des fermoirs, des boucles, des aiguilles, du fil. J’aime aussi aller aux puces de Pékin à Panjiayuan pour trouver des choses un peu plus anciennes. Ensuite je commence ce que j’appelle un tableau de créativité: il s’agit d’une plaque de liège sur laquelle j’épingle tout ce qui sera intégré à la collection. Les formes des bijoux évoluent selon les métaux que j’emploierai.

Quels types de métaux et de pierres employez-vous?

« Nous utilisons de l’argent sterling 925 qui est parfois plaqué or explique Ariel, les fermoirs son généralement en cuivre ou en acier si ils doivent être plus résistants. Les pierres sont de l’amazonite de Russie, des lapis lazuli d’Afghanistan, de l’onyx, de la pyrite, et de la citrine.

Selon quel rythme introduisez-vous de nouveaux modèles?

Chaque mois nous présentons un nouveau modèle. Un modèle que nous produisons à quelques exemplaires seulement -5 ou 6 en général- en attendant de voir si il marche.

Quelle a été votre collection qui a connu le plus de succès?

Sans conteste la série Montagnes and eau! -Mountains and water-

Où les lecteurs de NMiC peuvent-ils acheter vos créations?

Nos bijoux sont en vente sur notre site. Nous stockons une partie de notre production au Royaume-Uni nous pouvons donc expédier dans le monde entier. A Pékin les clients intéréssés peuvent trouver nos bijoux en vente dans la boutique de The Orchard, à la boutique de la galerie UCCA à Dashenzi 798 [中文] [Eng] où nous exposons les pièces au design avant-gardiste enfin chez Dongliang design à Wudaoying Hutong près du temple des lamas.

Voyez-vous le marché évoluer?

Aujourd’hui les chinoises nées dans les années 80 travaillent et disposent de revenus, sont exposées aux magazines comme ELLE et Vogue et commencent à acheter des produits non plus parce qu’ils sont chers mais aussi parce que le design ou le concept leur plaît. Ce sont deux choses auxquelles elles attachent de plus en plus d’importance.

Pouvez-vous donner le prix du bracelet avec une agate qui est en photo?

Il vaut 2750 RMB (US$400 – € 325 – £ 270 – AU$463 on June 18th 2010). L’autre bracelet en photo vaut 360 RMB (US$ 52 – € 42 – £ 35 – AU$ 60)

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